Allumer la lumière

Allumer la lumière
avec la psychologie positive

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29 juin 2021

Comment « allumer la lumière » ? Comment trouver un sens à sa vie et cultiver un mental positif malgré le contexte incertain, les doutes, les difficultés ? Pour y parvenir, voici 5 conseils de coaching inspirés par la psychologie positive.

L’exercice du crayon

Pour te mettre dans le bain, je vais commencer par un petit exercice pour lequel tu vas te munir d’un crayon ou d’un stylo. Je t’invite à te placer devant ton miroir, c’est plus fun 😉

 

1. Tiens le crayon entre ta lèvre supérieure et ton nez

 

Ça t’oblige à avancer ta lèvre et à faire une moue boudeuse. Que vois-tu ? Que ressens-tu ? A part l’air vaguement ridicule bien sûr … tu ne te sens certainement pas d’humeur très enjouée.

 

lumière crayon grimace

 

2. Glisse le crayon entre les dents et force-toi à sourire

 

Que constates-tu ? Tu as l’air toujours aussi ridicule … mais à part ça ? C’est un peu plus joyeux, non ?

Lumière crayon sourire forcé

 

3. Que peut-on en conclure ?

 

Logiquement, tu as senti une différence, même légère, entre la 1ère étape où tu as fait une moue boudeuse et la 2ème étape où tu t’es forcé・e à sourire.

Cet exercice est dérivé d’une étude réalisée par des chercheuses de l’Université du Kansas. Après avoir soumis 170 étudiants à des tâches génératrices de stress, elles ont remarqué que ceux qui avaient été forcés à sourire en mordant une paire de baguettes étaient moins angoissés et que leur rythme cardiaque était de 7 % plus lent que celui des autres participants.

C’est l’hypothèse de la rétroaction faciale, qui décrit un processus de feedback par lequel les muscles faciaux contractés pourraient moduler les émotions et même les provoquer.

Par ailleurs, le sourire déclenche la libération de neurotransmetteurs qui augmentent notre bonne humeur. Or notre cerveau ne fait pas la différence entre un sourire authentique et un sourire forcé.
Ces phénomènes permettraient d’expliquer que le seul fait de sourire peut rendre une personne plus joyeuse !

Voilà le genre d’études ou d’expériences que s’attache à réaliser la psychologie positive depuis environ une vingtaine d’années, depuis qu’elle a été fondée par le psychologue Martin Seligman en 1998.

 

La Psychologie Positive

La psychologie positive a vu le jour dans les années 1950 avec Abraham Maslow et Carl Rogers mais elle a été fondée officiellement quelques 50 ans plus tard, en 1998, par le psychologue américain Martin Seligman. Elle a connu un intérêt immédiat à la fois du grand public et des scientifiques. À titre d’exemple, les recherches publiées sur le bonheur sont passées d’environ 200 en 1990 à plus de 1000 en 2008.

 

La lumière qu’apporte la psychologie positive

 

La psychologie positive diffère de la pensée positive avec laquelle elle est souvent confondue. La pensée positive, comme la méthode Coué ou encore la Loi d’Attraction, nous incite à chausser nos lunettes roses et à ne voir que le positif en nous et autour de nous.

La psychologie positive reconnaît les situations et les émotions négatives et cherche à les transcender. Elle s’attache à démontrer que nous avons tous en nous une aptitude naturelle au bonheur. Elle se base aussi sur des données et des études scientifiques, ce qui explique pourquoi on l’appelle aussi la Science du bonheur.

 

Mes 5 conseils coaching pour nourrir un mental positif et « Allumer la lumière »

 

Venons-en à présent au mental positif c’est-à-dire à la capacité à croire en soi, à améliorer son estime de soi, à apprendre de ses erreurs ou à prendre du recul face à certaines situations. Le mental positif s’appuie sur des valeurs universelles de bienveillance et d’humilité, il nous aide à devenir de meilleures personnes tant sur le plan professionnel que sur le plan familial.

En dehors de notre réussite matérielle, de notre carrière, ce qui nous rend véritablement heureuse ou heureux et nous épanouit, c’est l’alignement de notre vie sur nos valeurs. Voici mes 5 conseils coaching pour nourrir un mental positif et « Allumer la lumière ».

 

1. Couvrir ses bases

 

Si tu traînes ton corps derrière toi comme une vieille chaussette, apprends à l’habiter vraiment ! Maintiens un style de vie bon pour la santé ou améliore-le !

David Servan Schreiber dans Anticancer parlait de la Loi des 3 tiers

  • manger équilibré
  • bouger : « sitting is the new smoking »
  • dormir suffisamment

 

Crée-toi un style de vie dont tu n’as pas envie de t’échapper ! Choisis quelque chose qui te fais du bien, te parle, mais aussi nourrit une valeur forte chez toi.

Tu peux, par exemple, manger moins de viande ou devenir végétarien・ne pour ta santé mais aussi pour préserver la planète ou mettre fin à la souffrance animale.

En te mettant au sport ou au yoga, tu évites l’hypersédentarité et les problèmes de santé mais aussi tu gardes tes muscles et ta souplesse pour jouer avec tes petits-enfants plus tard, pour conserver ton autonomie, etc.

 

➡️  Idée Happiness N°1 :

Ancre ton style de vie sur tes valeurs fortes, le « pour quoi » tu fais quelque chose.

 

 

2. S’exercer à la gratitude

 

La gratitude est une émotion fondatrice qui crée du lien, de la confiance, mais c’est aussi une clé du bonheur intérieur qui permet d’apprécier sa vie et de dire merci aux autres, à la Nature, à la Vie et à soi-même. Comme le souligne Jean-François Thiriet dans L’art d’être déjà heureux : la gratitude nous aide à diriger notre attention vers les choses heureuses de notre vie et à la détourner de ce qui nous manque.

Les neurosciences le prouvent : pratiquer la gratitude au quotidien est un gage de bonne santé physique et relationnelle. Donner de soi après avoir reçu nous aide à résister au stress, mais aussi à prendre conscience que nous avons besoin des autres pour exister.

La gratitude est bienfaisante quand elle est exprimée en toute conscience, après être passée par deux étapes :

  1. D’abord, la constatation du bien reçu – il peut être matériel (cadeau) ou immatériel (soutien moral, présence), et de son coût (l’effort qu’il a demandé).
  2. Ensuite, « la reconnaissance du fait que la source de ce bienfait se trouve en dehors de soi », c’est-à-dire une autre personne ou la vie elle-même.

 

➡️  Idée Happiness N°2 :

Remercie chaque jour quelqu’un ou la vie pour un bienfait que vous tu as apprécié : écris-lui un mot ou un mail de remerciement !

 

 

Remercier, c’est donner; rendre grâce, c’est partager.

André Comte-Sponville

 

 

3. Nager dans les affirmations positives

 

C’est la seule antidote à tes croyances limitantes. Les croyances limitantes c’est tout ce que nos parents, nos amis, nos professeurs, la société ont semé de doutes dans notre esprit. C’est toutes les caractéristiques négatives dont on nous a affublé et auxquelles nous adhérons, à l’insu de notre plein gré, comme par exemple : « Je suis nulle en maths », « je n’ai jamais de chance », etc.

 

Tords le cou à toutes ces croyances et recâble ton cerveau. Inutile de t’auto-congratuler tous les jours devant le miroir de ta salle de bains en mode Méthode Coué ou d’acheter un journal intime avec un petit cadenas dessus. Il suffit de trouver ton mantra personnel pour célébrer enfin ta lumière.

 

Détermine l’affirmation que tu as le plus besoin d’entendre. Répéte-la le plus souvent possible au courant de la journée, écris-la, redis-la avant de t’endormir. Exemples de mantras : « J’ai beaucoup de chance dans la vie », « Je réussis tout ce que j’entreprends », « Je mérite d’être aimé・e », «  Je suis intelligent・e » ou encore « J’ai les hanches pile de la bonne taille ». À toi de trouver ce qui te parle et te correspond, ton affirmation doit résonner en toi, générer une émotion. C’est comme cela que tu sauras que ça marche.

 

➡️  Idée Happiness N°3 :

Mets ton affirmation en fond d’écran ou écris-la sur des post-it à coller sur le pare-soleil de ta voiture, dans ton agenda papier, dans le bouquin que tu es en train de lire ….

 

4. Méditer (pour les nuls)

 

Méditer, ou « Rester assis à ne penser à rien » donne l’impression d’être terriblement simple tout en étant fantastiquement inutile. Si tu es normalement constitué・e, la plupart de tes pensées sont aussi exaltantes que deux enfants qui se battent pour un jouet. Parvenir à rester centré・e sur toi, sans pensée qui te perturbe, même pas la liste des courses ou des prochaines choses à faire, nécessite de la pratique et une bonne dose de détermination.

 

Le dalaï-lama dit : si tu as le temps, médite une heure, si tu n’as pas le temps, médite deux heures. Plus modestement, je t’invite à commencer petit : 5 à 10 minutes de méditation par jour, puis d’allonger ce temps au fur et à mesure.

L’avantage de la méditation c’est qu’elle nous ramène à l’instant présent, elle calme notre agitation mentale, nous détend, renforce notre intuition et notre capacité de concentration, etc.

 

➡️  Idée Happiness N°4 :

Assieds-toi sur une chaise, met ton portable en mode avion, désactive les notifications, tiens-toi bien droit et concentre-toi sur ta respiration. Tu peux fermer les yeux ou les garder ouverts. Certains aiment bien faire brûler une bougie. Ne pense à rien d’autre. Règle l’alarme de ton téléphone sur 5 minutes.

 

5. Pardonner

 

Nous revivons nos pires moments encore et toujours plutôt que de passer à autre chose, nous titillons nos blessures émotionnelles et refusons leur cicatrisation, qui signifierait pourtant la disparition de la douleur. Nous n’avons de cesse que souffre autant que nous celui qui nous a fait souffrir. Je te montrerai le tort que tu m’as fait, dussé-je en pâtir toute ma vie !

Nous nous accrochons aux ressentiments qui occupent notre espace mental, consomment du temps, entretiennent notre colère, notre dépression et bien souvent nos maladies, et qui même parfois nous tuent. Pourquoi ?

S’accrocher au ressentiment revient à s’empoisonner en attendant la mort de ses ennemis. Pardonner n’est pas être gentil avec eux, c’est être gentil avec soi. Décide d’être heureux plutôt que d’avoir raison ! Tu nourrira ainsi ta part de lumière plutôt que ta part d’ombre.

 

➡️  Idée Happiness N°5 :

Utilise la fameuse prière Ho’oponopono : Désolé(e), pardon, merci, je t’aime

 

Ho’oponopono est un mot d’origine hawaïenne pour définir une tradition ancestrale de résolution des conflits au sein d’une communauté. Cette tradition a été adaptée au monde moderne sous forme de prière de 4 mots à prononcer lorsqu’on se trouve face à un conflit.

l’hypothèse sous-jacente à cette pratique est que : « nous sommes responsables de chaque expérience qui vient à nous, nous la créons. Nous sommes reliés à tout événement désagréable qui se présente dans notre vie ou dont nous devenons conscients et ainsi, nous sommes responsables de son existence. »

 

En conclusion, pour allumer la lumière

 

Nous avons tous une aptitude naturelle au bonheur. Nous avons tous été cet enfant remuant・e, gai・e, vivant・e, ancré・e dans le présent, pourquoi cela devrait-il changer en devenant adulte ? Parce que se réveiller plein d’enthousiasme c’est un truc de jeunes, qu’on doit abandonner avec l’âge pour devenir plus « réaliste » – autrement dit « rasoir » ?

Sans vivre dans l’insouciance comme des ados, n’abandonnons pas nos rêves, ne nous satisfaisons pas d’une vie médiocre, restons des êtres de lumière. « Nous n’occupons notre corps que pour un temps limité, alors pourquoi ne pas faire de ce voyage une fête plutôt que de se contenter d’en attendre la fin ? » C’est cela, allumer la lumière !

Pour aller plus loin et apprendre à cultiver un état d’esprit positif en toutes circonstances : commande Ma Routine pour bien vivre avec l’incertitude

Que vas-tu trouver dans Ma Routine pour vivre avec l’incertitude ?

Tu y trouveras en vidéo et en PDF le pas à pas des gestes à réaliser pour bien vivre avec l’incertitude, et notamment pour :

  • accueillir l’incertitude
  • cultiver un état d’esprit positif

Ces petites habitudes à prendre sont simples et facile à intégrer à ton quotidien.

 

Barbara Reibel

Coach Happiness, Auteure et Blogueuse
Fondatrice du site Happiness Factory et du blog En 1 mot

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[…] à notre travail est un levier majeur du plaisir que l’on éprouve à exercer son métier. Le sentiment de contribuer à une cause qui nous dépasse, d’être utile à plus grand que soi, est nourri lorsque nous comprenons en quoi nous contribuons […]