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Équilibrer sa vie malgré les contraintes  

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11 mai 2021

C’est généralement quand “rien ne va plus”, que l’on cherche à équilibrer sa vie. Avant, tout allait bien ou pas trop mal. Et puis, il y a un moment où équilibrer vie pro et vie perso ne marche plus. Et on est enfin prêt・e à changer de fonctionnement.

Une des clés du bonheur, c’est de parvenir à équilibrer les domaines qui comptent pour chacun et chacune d’entre nous. Les principaux domaines de vie sont au nombre de cinq :

  • vie professionnelle
  • vie familiale (enfants, parents, fratrie)
  • vie amoureuse
  • vie sociale (amis, association, voisinage, etc.)
  • domaine du soi (santé, sommeil, loisirs, sport,…)

Chaque domaine ne pèse pas de la même manière dans la balance de l’équilibre personnel. Selon les objectifs poursuivis et la phase de vie dans laquelle on se trouve, l’accent est mis sur tel ou tel domaine. Il n’y a pas de répartition idéale.

L’emploi forge notre identité de femme

 

En France, on est nombreuses à vouloir concilier famille et emploi. À vouloir nous émanciper en menant notre propre projet professionnel ou notre carrière, sans renoncer à la vie de famille avec des enfants. Et on est aidées dans ce projet par la politique publique avec le rôle fort de l’Etat dans l’éducation et dans la garde d’enfants. Mais aussi parce que culturellement, la garde collective des enfants est vue en France comme un bien pour les enfants qui favorise leur développement et l’égalité des chances. Enfin, dans sa politique d’emploi et sa politique sociale, la France se repose sur les familles à deux salaires, ce qui favorise le travail à plein temps des mères.

Pour ces raisons, et dans le prolongement des mouvements féministes d’émancipation, travailler à l’extérieur du domicile fait partie de l’identité de nombreuses femmes. Pour ma part, je ne me suis jamais arrêtée de travailler, même après la naissance de chacun de mes trois enfants ; je suis devenue auto-entrepreneure pour pouvoir mieux concilier les contraintes professionnelles et familiales, tout en me gardant un peu de temps pour moi et mes projets personnels – ce qui s’est avéré le plus difficile d’ailleurs.

L’équilibre entre vie professionnelle et vie privée, ça ressemble parfois à un parcours de funambule. Et pourtant, il est tout à fait possible d’être une professionnelle accomplie et de réussir sa vie de femme, de maman et de couple, ou sa vie sociale suivant nos objectifs de vie.

Équilibrer ne veut pas dire tout réussir en même temps

 

Le premier constat évident est que tout nous semble important, on veut être présentes sur tous les fronts et être au top partout  ! C’est notre kif, à nous les femmes, de vouloir tout réussir. Et pourquoi faudrait-il choisir ? Nos compagnons arrivent bien souvent à conjuguer leur réussite professionnelle, leur vie de père et d’époux, tout en ayant encore suffisamment de temps pour leurs loisirs, sportifs ou autres. Alors pourquoi pas nous ?

Là où ça se corse, c’est qu’on ne veut pas simplement être présentes sur tous les fronts : on veut être parfaites sur tous les fronts ! Or, s’il est tout à fait possible d’être entreprenantes et d’assumer différents rôles en parallèle, on ne pourra jamais tout faire parfaitement bien. En tout cas pas en même temps. Cette fameux notion selon laquelle il faut équilibrer notre vie professionnelle et notre vie privée, peut donc, si l’on n’y prend pas garde, nous renvoyer à la notion d’un équilibre parfait entre famille et emploi, et ça c’est tout simplement impossible !

Pourquoi ? Parce que nous ne pourrons jamais être à la fois une parfaite cuisinière, une maman modèle et un PDG au top ! A chaque fois que nous jonglons avec plusieurs rôles, nous devons accepter que chacun d’eux en souffre un peu, ce qui est tout à fait normal ! Nous avons préféré la diversité imparfaite à la perfection ciblée.

En tout cas, vouloir équilibrer parfaitement tous les domaines de sa vie, c’est aller droit dans le mur.  Parce qu’il y a toujours des imprévus. Parce que nous ne sommes pas si multitâches que ça ! pour nous concentrer sur quelque chose, nous avons parfois besoin de nous isoler d’autres choses, d’être « focus ». Et puis aussi, parce qu’atteindre plusieurs objectifs en même temps est plus difficile et plus long que de se focaliser sur un objectif à la fois.

Mais en fait : c’est comme ça, et ce n’est pas grave !

La balance penchera toujours un peu plus d’un côté que de l’autre suivant nos priorités du moment. Le mieux est de faire la paix avec cette inévitable imperfection qui nous rend avant tout humaines et de chercher plutôt à faire cohabiter les différents domaines de notre vie d’une façon qui nous convient.

 

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Remiser la Wonder Mum au placard

 

Justement, la Wonder Mum, parlons-en. Cette Super Maman à qui nous rêvons toutes secrètement de ressembler. Un peu. Beaucoup. À la folie. Ou pas du tout – pour les plus sages d’entre nous. Eh bien cette Wonder Mum qui parvient à tout équilibrer à la perfection est un fantasme, hérité d’une longue tradition judéo-chrétienne et patriarcale. La mère parfaite n’existe pas et nous le savons. Malheureusement, ça ne nous empêche pas de croire qu’il faut s’en approcher et de culpabiliser parce que nous n’y arrivons pas.

Car derrière chaque maman, et encore plus une maman qui travaille à l’extérieur, se cache une maison en bordel, des pleurs, des moments inoubliables, de la fatigue, des coquillettes au beurre, de grands moments de tendresse, des cris, des envies de tout plaquer aussi. Tout ça et tout le reste : une vie, notre vie, avec ses hauts et ses bas, ses grands moments de solitude et ses émerveillements.  N’en déplaise aux comptes Insta mis en scène : nous sommes toutes logées à la même enseigne et nous écrivons notre histoire perso avec nos bagages et notre tempérament.

En réalité, pour le développement harmonieux de nos enfants, il ne faut être ni une mère parfaite, ni une Wonder Mum, mais une mère « suffisamment bonne » (Good enough mother). Cette expression a été forgée par le pédiatre et psychanalyste britannique Donald Winnicott (1896-1971). Pour le dire autrement, il s’agit d’être une mère qui fait de son mieux. Ouf ! On a bien failli frôler le burn-out maternel 😉

Comment (ré)équilibrer sa vie ?

 

Pour équilibrer ses domaines de vie, être une professionnelle accomplie, une maman qui fait de son mieux, une femme qui tisses des liens sociaux, une personne qui prend soin d’elle, on peut commencer par dresser le bilan. Comment se répartit mon temps aujourd’hui entre mes principaux domaines de vie ? Qu’est-ce que je constate ? Quels domaines ne sont pas suffisamment investis ? Dans une deuxième étape, on peut alors se demander à quoi ressemblerait, pour nous, un bon équilibre. Pas un équilibre parfait, mais un équilibre qui laisse suffisamment de place à ce qui nous anime et qui répond à la question : comment j’aimerais que mon temps se répartisse à l’avenir ?

Voici 3 pistes d’auto-coaching pour équilibrer sa vie malgré les contraintes :

 

     1. Rédiger une feuille de route

 

En tenant compte des contraintes du quotidien, il s’agit de lister les changements qui s’imposent et qui permettront un meilleur équilibre des domaines de vie. Au moment où l’on pose cette réflexion, il faut garder deux repères à l’esprit :

  1. L’équilibre recherché est celui du moment ; il est forcément temporaire car nos priorités évoluent au fur et à mesure que nous avançons sur notre chemin de vie.
  2. L’équilibre est toujours précaire : les meilleures intentions du monde ne pourront empêcher les surprise, tout planning qui se respecte doit tenir compte des imprévus.

     

    2. Accepter sa vulnérabilité

     

    C’est un thème qui m’est cher et sur lequel je reviens souvent : oui, on fait des erreurs, oui, on est parfois injuste, colérique, etc. et souvent nous tâtonnons en espérant faire de notre mieux. C’est cela être vulnérable. L’accepter demande du courage, mais c’est aussi très libérateur.
    L’ exercice suivant est simple à pratiquer : accueillir son ressenti désagréable, celui de sa vulnérabilité, et rester un instant avec ce ressenti-là, sans jugement, sans déni, sans fuite.
    On peut s’assoir et simplement respirer pour accompagner son ressenti . Puis laisser partir l’inconfort en le chassant avec une ou plusieurs expirations fortes.

 

      3. Apprendre à se dire « oui »

 

Cet exercice exige de dire « non » aux autres quand leurs demandes ne nous conviennent pas, quand notre planning est déjà trop chargé et que nous acceptons uniquement pour faire plaisir ou par peur de décevoir. Dans ce cas, nous disons « non » à nos priorités, à nos ressentis, à nos convictions.

Il y a une manière de formuler le non pour qu’il ne soit pas vécu comme un rejet par l’autre ; par exemple, il est possible de proposer une date différée, à un moment où notre planning est moins chargé. On peut aussi proposer de rendre service différemment, dans une mesure qui colle mieux à ce que nous pouvons proposer. Mais dans certains cas, il faut simplement être honnête et dire : « J’aimerais te rendre ce service, parce que tu es une personne qui compte pour moi, mais si j’accepte ce que tu me demandes, je vais le faire à mon détriment, alors je préfère refuser. Je peux peut-être t’aider autrement ? »

 

Il faut généralement se trouver en situation de déséquilibre pour être prêt・e au changement.Avant, tout allait bien, ou du moins pas trop mal. Et puis, il y a un moment où cela ne va plus, on est arrivé・e au bout et on est enfin prêt・e à changer quelque chose dans son fonctionnement. C’est à ce moment-là que l’on redéfinit son équilibre. Et c’est le moment de repenser l’investissement en temps et en énergie dans ses différents domaines de vie.

Si tu veux :

  • Trouver l’harmonie qui te convient entre tes différentes casquettes
  • Retrouver du temps de qualité sans culpabiliser
  • Assumer tes choix et t’affranchir du regard des autres

Mon Parcours Je réussis mon équilibre pro-perso est fait pour toi !

Barbara Reibel

Coach Happiness, Auteure et Blogueuse
Fondatrice du site Happiness Factory et du blog En 1 mot

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