surpoids-regime-methode-meer

Régimeux de tous bords, dites adieu au surpoids avec l’épigénétique !

Persuadée que les régimes restrictifs sont voués à l’échec*, je ne suis pas une adepte du comptage calorique. Mais je repense quand même régulièrement mon alimentation, surtout après l’été.

Comment faire pour garder une silhouette légère post-estivale et ne pas s’alourdir dès que l’automne arrive ? Je suis tombée sur la Méthode Meer, du nom de sa fondatrice Nathalie Meer, qui parle d’héritage épigénétique. Heu… c’est quoi ça ? Après un petit tour sur Wikipédia, j’ai compris que si la génétique étudie nos gènes, l’épigénétique étudie les changements d’expression de nos gènes. Pour faire une analogie, si la génétique écrit le livre de notre vie, l’épigénétique écrit la façon dont nous interpréterons ce livre.

Épigénétique ou intelligence cellulaire

L’épigénétique, ou l’intelligence cellulaire, explique donc pourquoi certaines personnes mangent beaucoup et ne grossissent pas, et que d’autres mangent très peu et sont en surpoids. Chacune de nos 55 milliards de cellules forme en effet un ensemble cohérent et interactif qui s’autorégule et nous permet de nous adapter à notre environnement.

Or les stress importants inscrivent leur marque directement sur les gènes puis sont transmis aux descendants par le biais de la reproduction afin d’éviter qu’ils ne se reproduisent. Tout individu en surpoids a ainsi dans sa mémoire inconsciente des vécus de situations émotionnellement fortes, venus de ses ascendants.

L’épigénétique permet donc de travailler sur les causes profondes du surpoids. Car agir sur l’ingestion alimentaire ne règle pas le problème, cela aurait même tendance à l’aggraver. Pour enrayer de façon durable le surpoids ou l’instabilité pondérale, il faut agir sur les comportements qui nous poussent à manger.

Surpoids et principes de la Méthode Meer

Les grands principes de la Méthode Meer se résument ainsi :

1) Mincir n’est pas une histoire de contrôle alimentaire ou une question de volonté

Le surpoids est une protection, un isolant : « un bouclier qui protège la forteresse ». La nourriture agit comme un anesthésiant et un antidouleur et le surpoids protège l’état psychologique d’une personne. C’est donc notre environnement mental qui nous pousse à manger davantage et/ou à stocker.

2) Pour changer ces mécanismes, il faut jouer sur les stress conscients

  • apporter à notre corps tous les nutriments nécessaires à son bon fonctionnement
  • réapprendre à manger selon nos instincts
  • faire du sport pour oxygéner notre cerveau et permettre une meilleure élimination
  • pratiquer des techniques telles que relaxation, méditation, etc.

3) Mais il faut surtout agir sur les stress inconscients

–> Ceux qui sont transmis par héritage épigénétique et font partie de notre « mémoire cellulaire »

  • prendre conscience que la peur de manquer de nourriture est héritée de nos ancêtres (famines, guerres, …)

faire des incursions dans notre passé pour comprendre nos liens transgénérationnels

–> Ceux qui proviennent de la perception que nous avons de notre environnement

  • connaître les comportements qui nous poussent à manger
  • se libérer des enfermements comportementaux

 

Tout un programme, qui souligne la nécessité de se pencher sur les vraies causes du surpoids. Mon petit conseil perso : en attendant l’hiver et ses raclettes, faites encore un peu le plein de légumes frais et légers, tomates, courgettes et concombres en tête 😉

 

*80 % des sujets reprennent du poids un an après la fin de leur régime d’après le rapport d’expertise réalisé par l’ANSES, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail.

Crédit Photo  Prudence Earl