Interview avec Julien Peron

Société, Psycho

8 mai 2020

Interview avec Julien Peron
Réalisateur du film C’est quoi le bonheur pour vous ? 

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Transcription de l’interview

I/ Le bonheur se trouve-t-il à l’intérieur de soi ?

II/ L’importance de l’éducation

a) la gratitude

b) l’enseignement

III/ Le confinement, un accélérateur de bonheur ?

IV/ Quels sont les outils quotidiens qui aident à pencher vers le bonheur ?

 

I/ Le bonheur se trouve-t-il à l’intérieur de soi ?

 

Barbara : Bonjour Julien, Julien Peron. Je suis ravie de te recevoir sur Happiness Factory. Tu as un parcours de vie très très intéressant que je vais tenter de résumer en quelques mots et ça va être difficile car tu as un parcours très éclectique très varié, tu as touché à beaucoup de choses. Mais on va dire que tu es surtout quelqu’un qui a beaucoup appris sur le tas. Après avoir été champion de France en Kung-fu Fu donc dans les arts martiaux et après avoir fait beaucoup de voyages aussi car tu es un grand bourlingueur. C’est d’ailleurs une passion qu’on partage, j’ai une carte du monde derrière et ce n’est pas juste pour faire beau mais c’est vraiment quelque chose qu’on aime beaucoup. Tu as décidé à 23 ans de créer ta propre entreprise Néo Bien-être qui est une agence de communication dédiée aux thérapeutes si j’ai bien compris. Et puis tu as fait encore d’autres choses, tu as créé Néo Horizon. Mais là ou tu es le plus connu et ce qu’on retient beaucoup de toi en ce moment, c’est ton film car tu as écrit et réalisé un film « C’est quoi le bonheur pour vous ? ». Si je comprends bien après avoir fait un premier an à Biarritz en vélo, tu as fait 900 km et tu as interrogé des anonymes sur ce que c’est le bonheur etc. Et ça t’a tellement plu que ça t’a donné envie d’aller au-delà et d’aller voir ces 7 milliards d’humains ou en tout cas un échantillon. Du coup tu es parti pendant 4 ans, tu as traversé 25 pays et tu as interviewé plus de 1500 personnes ce qui est quand même un exploit. Et puis un 1 après sa sortie, donc je rappelle que ce film est sorti en 2017, plus de 500 000 personnes ont vu le film et maintenant tu me disais que tu n’étais pas loin du million enfin en tout cas c’est l’objectif que tu t’es fixé.

Julien : Beaucoup plus que ça en fait, les chiffres il faudrait qu’on les réactualise. Le film quand il est sorti donc entre 2017 et maintenant on a fait plus de 1 million de spectateurs au cinéma et depuis le 20 mars dernier, donc journée mondiale du bonheur, on a mis le film en accès gratuitement sur la chaîne You tube et donc là il y a 750 000 personnes en plus qui ont vu le film gratuitement

Barbara : Ah oui donc on est presque à 2 millions !

Julien : On est presque à 2 millions et encore le film il nous échappe depuis de nombreuses années. Ce qui était le but parce que j’ai rendu le film libre de droits ce qui veut dire que n’importe qui possédant le film donc qu’il achète ou en DVD ou en version numérique, peut organiser une projection là ou il le souhaite, quand il le souhaite sans payer de droits. Donc c’est pas une opération mercatique «C’est quoi le bonheur pour vous », c’est une opération où on diffuse du bonheur. Donc ce qui fait que depuis plus de 3 ans, les chiffres qu’on a par rapport au cinéma, les entrées etc. Mais tout le reste ça nous échappe donc il se peut qu’on soit même à 3, 4, 5, 6, 10 millions de personnes qui ont vu le film. On sait pas mais je sais que je reçois assez souvent des messages de personnes qui me disent typiquement : On est entrain de regarder votre vidéo sur la plage de Cancun, je voulais juste vous le dire il est génial.

Barbara : Ah c’est chouette, vraiment chouette. Je trouve que c’est bien d’avoir ce genre de témoignages et puis je te félicite même si t’as pas besoin de m’entendre parce que tu le fais par rapport à tes valeurs. Mais je trouve absolument extraordinaire de nos jours, de proposer des choses en libre accès, en accès gratuit et d’être avant tout diffuseur de positif avant d’être vendeur de positif. Moi j’adore interviewer des personnalités comme toi parce que tu as fait un choix qui n’est pas évident dans notre société de consommation même si effectivement on sent qu’il y a une tendance et que de plus en plus les gens vont faire des choses gratuitement ou faire des choses pour le bien d’autrui. J’avais déjà vu ton film bien avant de préparer cet interview, je l’avais beaucoup aimé et je te disais que j’ai découvert des personnalités tout à fait nouvelles pour moi que je n’avais jamais suivi, qui sont vraiment des personnalités très authentiques, très sincères et je trouve ça super. Donc vraiment on va essayer en tout cas sur Happiness Factory on va faire la pub pour ton film, on en avait déjà fait dans d’autres réseaux. On va poursuivre pour que tu puisses peut être passer la barre symbolique du million de visiteurs en tout cas sur You tube

Julien : Le site citationbonheur.fr c’est le site du film. Aujourd’hui j’ai 41 ans pour ceux peut être qui doutent comme tu disais que j’avais créer mon entreprise à 23 ans. Je sais que je fais jeune tu vois on sait jamais des fois que les gens se disent bah tiens il a 23 ans. J’ai 41 ans à l’heure d’aujourd’hui.

Barbara : Comme quoi la valeur n’attend pas le nombre des années.

Julien : C’est vrai

Barbara : Ce qui est super c’est de t’être mis en marche si tôt et je suis sûre que ça forgé ta personnalité parce que effectivement ça t’a fait un accélérateur en quelque sorte. Car c’est ce que la plupart des gens découvrent en milieu de vie, à la fameuse crise de milieu de vie etc. Toi tu l’as déjà vue vers la vingtaine, alors tu expliques dans le film TedX, dans la conférence que tu as faite et qu’on peut retrouver sur You tube. Tu expliques ton parcours et je ne vais pas trop revenir là dessus. J’invite les gens à consulter cette vidéo dans laquelle tu expliques très bien ton parcours. En tout cas je voulais revenir sur le film « C’est quoi le bonheur pour vous » car j’ai une question particulière à te poser. Mais on va juste avant aborder les enseignements du film. Le film dure 1h20, c’est un film qui est très bien monté parce qu’en fait les interventions des différents auteurs que tu sollicites, même s’il y aussi des anonymes dedans, sont des interventions brèves. Je trouve que ça donne vraiment du rythme, du dynamisme et du coup on est accroché on film. Ce n’est pas le long film documentaire où on s’ennuie au bout de 10 minutes et on est au bout de sa vie. Là on est tout à fait dans une autre dynamique, c’est très vivant et tu n’hésites pas aussi à mouiller ta chemise et à dire ce que tu penses. Donc pour les enseignements, moi j’ai noté une des choses que tu dis et que tu répètes c’est que le bonheur ne se trouve pas à l’extérieur de soi. Alors est-ce que tu veux développer cette pensée

Julien : Pour info, j’ai commencé à m’intéresser au développement personnel à partir de 10 ans aux États-Unis où je faisais parti d’un programme scolaire. Quand je suis revenu de ce voyage, j’ai dit à mes parents que j’avais envie de voyager car j’avais l’impression que c’était à travers les voyages que je vais apprendre beaucoup de choses. Ça a été le premier déclic et la première fenêtre. Le deuxième déclic était en 1995 où je tombe sur un livre qui s’appelle la prophétie des Andes et qui révolutionne ma façon de penser et qui vient confirmer tout ce que je lis, tout ce que je pense. Je fais le lien avec ce que tu dis en amont car je pense que je fais parti des chanceux qui se sont intéressés à ce champ là assez tôt. A l’époque j’étais quand même assez isolé

Barbara : Tout à fait, t’étais beaucoup plus seul.

Julien : C’est ça. En fait ce que j’ai découvert pendant toutes ces années parmi plein de choses, c’est notamment que la société nous faisait croire qu’on était heureux parce que on possédait

Barbara : Tout a fait !

Julien : Parce que on était propriétaire d’un appartement, parce que on était propriétaire d’une belle voiture, parce que je vais m’acheter un super vêtement… Moi même j’étais pris dans ce système là car on est conditionnés très clairement depuis notre enfance. Je m’en rappelle que moi mettre de l’argent de côté et donc galérer pour mettre de l’argent de côté et aller dans une boutique, acheter un vêtement puis sortir de la boutique et être très content. Mais honnêtement quand j’y pense même pas un mois après je n’étais plus heureux.

Barbara : Oui, tu l’avais oublié.

Julien : Voilà je l’avais oublié et ça faisait parti de mon univers mais j’étais plus dans cette sensation de bonheur. Ça je l’ai compris assez tôt et c’est vrai qu’il faut vraiment le rappeler car toute cette société tourne autour de ça et toute notre société tourne autour de l’argent. On nous ferait croire que parce que on va posséder des choses on va être heureux alors que ça c’est vraiment un leurre.

Barbara : Il y a un terme pour ça en psychologie positive c’est l’habituation hédoniste c’est à dire qu’en fait on pense que le bonheur est de posséder mais dès qu’on possède on s’habitude. Peut être pas tout de suite, peut être que ton nouvel habit t’a fait plaisir 1 mois, 2 mois, 3 mois mais il y a forcément un moment où ça va faire parti de ton quotidien et donc il va falloir que tu fasses de la surenchère. Il faudra que tu achètes toujours quelque chose d’autre, de plus grand, de mieux, de plus neuf. Et là dessus c’est sur ce ressort de psychologie basique humaine, que les grands marketeurs vont jouer évidemment.

Julien : C’est bien de le dire et de le souligner, c’est exactement ça. C’est à dire que tu achètes ton téléphone portable t’es content et puis 2 semaines, 3 semaines après il y en a un autre qui sort et puis t’as une fièvre envie de l’acheter. Ça c’est pas évident je pense pour une grande partie de la population ne serait-ce que déjà avoir un déclic par rapport à ça et après au-delà du déclic de se déconditionner et se dire bah en fait je m’en fiche d’avoir le dernier vêtement à la mode, d’avoir le dernier téléphone, d’avoir une jolie voiture. C’est quoi réellement le bonheur pour moi, qu’est-ce qui fait que dans la vie de tous les jours je vais être bien.

II/ L’importance de l’éducation

a) la gratitude

Barbara : L’un des autres enseignements de ton film que j’ai trouvé vraiment très intéressant, c’est l’accent qui est mis sur la gratitude et sur le pardon en général. Qu’est-ce que tu aurais à en dire toi ?

Julien : C’est pareil, la gratitude c’est quelque chose qu’on devrait enseigner en réalité dès l’école en tout cas nous sensibiliser, pas forcément nous enseigner mais nous sensibiliser à ça. Déjà dans un premier temps on a quand même une chance incroyable d’être vivant rien que quand tu regardes de près ta machine biologique. J’ai fait des études à l’époque, c’était les sciences techniques laboratoire qui consistent à étudier de très près cette machine. On rentrait vraiment dans les cellules et c’est très impressionnant car c’est au mm près et encore au mm c’est beaucoup plus que ça. C’est juste incroyable ne serait-ce que respirer, voir, entendre, marcher. Quand tu te penches là dessus, tu te dis que déjà on a vraiment beaucoup de chance d’être un être humain. Après quand tu vas un petit peu plus loin pour ceux qui sont sur un cheminement spirituel, moi je pense qu’on vient plus vivre une aventure terrestre donc une âme, un esprit qui s’incarnent dans un corps et qui vient vivre quelque chose sur terre. Tu te dis aussi que à ce niveau là c’est assez incroyable de pouvoir vivre cette expérience terrestre et de faire en sorte d’être la meilleure version de toi même. Pour ça moi déjà j’ai beaucoup de gratitude et puis il y a des études qui se sont penchées sur la question. On remarque au même titre qu’une personne religieuse qui va prier régulièrement et du coup être dans le merci et remercier tout ce qui nous entoure, de pouvoir mange etc. Ne serait-ce que commencer sa journée déjà tous les matins et dire merci d’être en vie et on peut très bien se le dire intérieurement mais aussi physiquement en se regardant dans une glace. Rien que cela, ça actionne des mécanismes dans notre cerveau qui tendent vers quelque chose du bien être, vers du bonheur. Ce n’est pas compliqué à faire, tout le monde peut le faire. Rien que ça c’est un petit outil pour moi avec plein d’outils multifactoriels qui permettent d’être bien dans sa tête et dans son corps. La gratitude devrait être appliquée le plus tôt possible

b) l’enseignement

Barbara : Tu dis que la gratitude doit être enseignée le plus tôt possible et ça fait la transition sur une notion d’éducation. C’est un axe, un sujet, une notion, un thème qui te tient à cœur. Ça se voit aussi parce que je relis mes notes et tu as organisé ce festival « École de la vie » cette année pour la troisième fois juste avant le confinement. Donc est-ce que tu peux nous parler un petit peu de ta vision de l’éducation et pourquoi c’est tellement important à tes yeux ?

Julien : Il y a deux événements. Il y a le festival pour « L’école de la vie » qu’on organise depuis 5 ans à Montpellier et il y a le Congres Innovation en éducation qu’on a organisé pour la troisième fois et cette année aussi à Montpellier. Là elle aura lieu à Paris le 24 et 25 octobre. Ça me tient à cœur parce que tu sais moi je suis dyslexique et dysorthographique et j’ai 41 ans donc à l’époque je pense que les enseignants n’avaient pas les outils pour accompagner les enfants un peu différents dans leur méthodologie d’apprentissage. Ce n’est pas évident la différence car déjà on te fait comprendre que tu es différent dans une classe de 25/30 élèves et ça peut être difficile. Et encore moi je l’ai bien vécu parce que j’ai transformé les choses et je suis devenu le clown dans la classe pour faire rigoler tout le monde. Donc moi je me souviens plutôt d’une époque scolaire où je me suis amusé et je venais pour rigoler. Mais j’imaginais une école dans laquelle je me sente bien et une école qui me comprenne dans ce que eux ils appelaient ma différence et pourtant moi je ne me sentais pas du tout différent. Puis les années ont passé et à un moment donné cette idée d’école que j’imaginais à refait surface donc j’ai écris un article, cela remonte à 5/6 ans et quand j’ai publié cet article en l’espace de 3 mois j’ai reçu plus de 600 email de personnes qui voulaient m’aider à créer une école et donc l’école de vie. Moi je pensais être tout seul dans mes réflexions et je ne pensais pas qu’il y avait autant de personnes qui me remerciaient, qui étaient contents de l’idée et qui avaient envie de participer et je me suis dit waouh c’est fou quand même. Je n’ai pas pu répondre à tout le monde car c’était très compliqué mais du coup j’ai organisé un pique nique. J’ai demandé à tout le monde de venir avec de quoi manger, une nappe et puis on a passé une super journée sur le Plateau du Larzac. On a refait le monde, on a refait le système éducatif et c’était génial. A l’issue de cette journée, on s’est dit qu’on ne pouvait pas rester là dessus donc on s’est dit avec beaucoup d’insouciance « On va faire un festival » alors qu’on avait jamais organisé un festival. L’année d’après on décide de l’appeler le festival pour l’école de la vie et on fait ça sur 3 jours à Montpellier et on passe de 600 personnes à 9000 personnes. Depuis, il y a entre 10 et 15 000 personnes viennent à ce festival et on est forcés de constater que le sujet intéresse et que ça devrait venir un sujet d’actualité et je pense que les médias vont s’emparer du sujet de plus en plus. Nous on voit dans le festival que plus les années passent, plus il y a du monde qui vient, plus ça fait écho. Car ce n’est pas qu’en France parce que les gens qui viennent, ils viennent des 4 coins de la France mais ils viennent aussi du Maroc, des États-Unis, du Canada, de Suisse, de Belgique etc. Donc c’est vraiment un événement qui est fédérateur et le Congre c’est exactement la même chose. Ce qui m’anime c’est de me dire que à chaque fois que je revenais d’un voyage, quand je revenais en France je me disais mais c’est fou comme tout part de l’éducation. Un de mes leitmotiv depuis que j’ai créer ma boite c’est de semer des graines et d’inspirer les gens autour de moi. Et je vois bien que ce soit des thérapeutes, des professionnels du bien-être, des citoyens lambda ça peut prendre énormément de temps pour se déconditionner. On a, à un moment donné le déclic et en France ce déclic arrive généralement à 50 ans donc ça veut dire qu’il y a au moins 50 ans de ta vie ou tu ne t’es pas occupé de toi. Et à force je réfléchissais et je me disais mais qu’est-ce que on peut faire pour que ça n’arrive pas à 50 ans c’est trop dommage. Et c’est peut être 50 ans de perdu et je me dis que tout part de l’éducation. Maintenant depuis 6/7 ans je consacre beaucoup d’énergie autour de ça car je suis convaincu que tout part de là parce que on est tous passés par l’éducation que ce soit par nos parents, par l’école, par la société qui nous conditionne. Il faut à mon sens qu’on concentre nos énergies autour de notre système éducatif pour essayer d’accompagner nos enfants à être. Tout simplement à être, ça ne veut pas dire qu’il faut mettre de côté le savoir donc l’intellect mais au moins l’équilibrer. Car pour le moment le savoir est vraiment mis en avant et puis l’être qui est vraiment tout en bas donc il faut essayer d’équilibrer les choses.

Barbara : Mais c’est un petit peu le sens de toutes ces écoles alternatives, tu en parles dans le film : Freinet, Montessori, Steiner. Moi j’aime beaucoup Steiner évidemment étant alsacienne et habitant près de la frontière, on est très imprégnés du système steinerien qui est très très vivace en Allemagne et en Suisse. Forcément on est plus perméables à ces idées et ces concepts. D’ailleurs tu interview Sophie Rabhi qui est la fille de Pierre Rabhi et qui a créer une école alternative et effectivement j’aime bien la citation que tu donnes. Le Dalaï Lama a dit que si on apprenait la méditation à tous les enfants de moins de 8 ans, les guerres seraient réglées en une seule génération. Un truc comme ça, c’est bluffant.

Julien : En même temps, ça prend du sens parce que c’est des choses qu’on ne nous apprend pas. Tu pratiques un peu la méditation ?

Barbara : Oui.

Julien : Alors juste peut être il faut le rappeler. On ne sait jamais parce qu’il y a encore quand même une grande partie de la population qui ne sait pas trop ce que c’est de la méditation, même si ça s’est démocratisé. La méditation, ça n’a rien de religieux les amis, rien du tout. C’est juste un exercice de relaxation simplifié et donc la méditation si tu l’enseignes ou si tu accompagnes les enfants le plus tôt a juste à se poser, à respirer etc. juste à être tranquille pendant cinq minutes par jour. Maintenant, pour ceux qui accordent du crédit aux scientifiques, ça a été mesuré scientifiquement que ça nous apporte du bien être dans notre quotidien, ça stabilise notre cerveau, ça amplifie notre créativité, etc. Donc oui, si on l’enseignait à nos enfants le plus tôt possible, forcément, ça va s’ancrer dans notre quotidien. Ca va devenir comme une habitude. En tout cas, ça n’aura rien ésotérique ou de péjoratif.

Barbara : Tu fais bien de le rappeler. Alors moi, je suis l’application Petit Bambou et je suis aussi les enseignements de Fabrice Midal, qui a créé l’École occidentale de méditation, qui est justement laïque. Donc l’intérêt c’est de renouer avec ce qui est au centre de nous. Qui nous sommes nous finalement ? En se débarrassant de tout l’aspect ésotérique, religieux, etc. Parce que ce n’est pas de cela qu’il s’agit. Il y a autre chose qui me vient à l’esprit quand tu parles de méditation et de calme, notamment pour les enfants. Moi, j’ai trois enfants. Un qui est grand il s’appelle d’ailleurs Julien comme toi et j’ai une ado et un plus petit qui a 11 ans. Il y a quelque chose qui marche bien avec les plus petits, c’est la cohérence cardiaque. Parce que la cohérence cardiaque c’est pas de la méditation, c’est de la respiration. Et moi, je trouve que la respiration, c’est un peu le niveau zéro de la méditation. C’est à dire que si tu n’as jamais médité de ta vie, ça peut te faire peur parce que déjà tu es plein de « il faut, il faut, il faut… » alors que la méditation c’est le lâcher prise. Mais ça, c’est difficile on est quand même très gouverné par nos égos et notre mental. Mais la cohérence cardiaque il y a des applis gratuites et c’est facile à suivre. Il y a une bulle qui monte et qui descend et c’est souvent plus facile. Moi, j’ai eu du mal à mettre mes enfants à la méditation pourtant ils sont jeunes mais il y a des espèces de barrières mentales. « La méditation, c’est pour les gourous, les sectes, les hyper religieux, les yogis qui se mettent en bretzel. Nous, on dit bretzel parce qu’on est alsacien, mais bon voilà c’est la position du lotus. Et finalement, si on commence déjà par la respiration, on a déjà une base de calme sur laquelle on peut après greffer autre chose. Après, ça dépend bien sûr des personnes, mais chez les petits, c’est parfois difficile. Je sais que Frédéric Lenoir et Christophe André se mobilisent beaucoup pour faire rentrer la méditation à l’école. Et comme tu dis, je pense qu’avec les générations ça va aller de mieux en mieux et ça va devenir une évidence. En tout cas, c’est ce qu’on espère,

Julien : C’est sûr et certain. Tu sais Frédéric Lenoir il a créer la Fondation SÈVE pour former les gens à la philosophie, à la méditation au sein des écoles. Mais si tu remontes en arrière, il y a le RYE qui a été fondée par Jean-Jacques Coulon et qui lui propose du yoga dans les écoles. Ça a été aussi validé par le ministère de l’Éducation nationale et ça a été fait bien en amont. Je crois que ça remonte à une dizaine d’années,

Barbara : Je n’en avais jamais entendu parler.

Julien : Et oui, comme je le disais, il nous manque un aspect médiatique par rapport à l’éducation parce que il se passe énormément de choses positives, que ce soit au niveau du corps enseignant, au niveau du sol du ministère de l’Éducation nationale ou tout autour, tous les professionnels qui ont créer les outils. Il se passe énormément de choses sauf qu’on n’en entend pas parler.

III/ Le confinement, un accélérateur de bonheur ?

Barbara : On va de toute façon bien communiquer encore là dessus. On va parler de ton Congrès innovation en éducation, on va parler de ton festival. Je commence un petit peu à remettre les choses dans l’ordre. Pour en revenir à la question aussi de cette interview qui me titille beaucoup étant donné les circonstances un peu exceptionnelles qui font qu’on se rencontre aujourd’hui, Julien. Est ce que pour toi, le confinement, ça peut être un accélérateur de bonheur ? Comment tu vois ça ?

Julien : J’emploie le terme plutôt accélérateur de prise de conscience plutôt que accélérateur de bonheur. Mais en fait, ça veut dire à peu près la même chose. Parce que là, en ce moment, tu me disais en amont de notre interview si je vivais bien ce confinement et je te disais que pour moi c’était génial parce que c’est la période idéale justement pour que les gens puissent avoir accès à de l’information positive. Parce que là on a le temps, quelque part on a un peu que ça à faire. Les médias ils tournent en boucle, c’est que de l’information anxiogène. Au bout d’un moment j’imagine qu’il y a une bonne partie de la population qui en a marre d’entendre l’information et donc du coup on se tourne vers Internet. Et là, en ce moment sur Internet il y a une flopée d’auteurs, d’écrivains, de philosophes, de personnes qui sont un peu connus dans le monde du développement personnel. Tout le monde est en train de se mobiliser pour justement envoyer de l’information positive. Et ce n’est pas ce qui manque. Comme moi c’est mon leitmotiv depuis 17 ans, je me régale en ce moment depuis un mois et demi. Et donc, du coup, j’ai vraiment cette sensation que tout ce qu’on véhicule chacun de notre côté accélère les prises de conscience. Et je le vois, comme je disais, avec le film « C’est quoi le bonheur pour nous » que j’ai mis en accès gratuit. Si tu savais les milliers, les milliers de messages que je reçois de personnes qui me disent « merci, j’avais jamais entendu parler de votre film ça m’a fait un bien fou, je vais le transférer à mes grands parents, je vais le regarder en famille, je vais l’envoyer à mon frère, je vais le regarder une deuxième fois et une troisième fois parce que ça me fait du bien ». Mais je reçois plein de mails dans ce sens là. Tu vois, j’aurais sorti ce film en 2003 je pense qu’il n’aurait pas aussi bien fonctionné que actuellement depuis 2017. Parce que les prises de conscience s’accélèrent d’années en années. Et là, en ce moment, à défaut de me répéter, ça s’accélère encore plus parce que les gens ont le temps. Ils ont le temps de prendre conscience. Parce que dans la vie de tous les jours, on n’a pas le temps de réfléchir. Tout est organisé pour que ça soit un métro boulot dodo et on n’a pas le temps de se poser des questions existentielles. Et là, t’as le temps car t’es confronté avec toi. Pour ceux qui sont seuls encore plus, pour ceux qui sont en famille peut être un peu moins. Mais malgré tout, sur l’ensemble de la journée, t’as quand même le temps de te poser des questions. Moi je trouve ça génial cette période et j’essaye d’en profiter au maximum. C’est bientôt fini et j’essaye tous les jours d’envoyer de l’info positive et ça marche bien. Ça marche très très bien donc moi en tout cas je trouve ça chouette.

IV/ Quels sont les outils quotidiens qui aident à pencher vers le bonheur ?

Barbara : Quels sont les outils que toi, Julien, tu utilises quotidiennement pour continuer à rester dans cet état d’esprit positif et optimiste ?

Julien : C’est une bonne question. Je voudrais juste rappeler quand même que j’ai les pieds sur terre en disant que pour moi, c’est chouette ce qui se passe. Il faut rappeler quand même qu’évidemment qu’on ne vit pas les choses de la même façon. Pour n’importe qui, c’est très dur en cette période de confinement et je suis bien placé pour le savoir parce que dans mon entourage, il y a des personnes qui vivent vraiment très mal. Je ne suis pas dans le monde des Bisounours. Je le mets juste de ma fenêtre et de ce que je vis et de ce que j’essaye de transmettre et j’espère que tous ces messages positifs pourront aller justement à ces personnes qui le vivent mal. Je voulais faire une petite parenthèse. C’est bien la question que tu me poses. Pourquoi aussi je vis bien les choses ? Alors au delà du fait que je suis ultra passionné de mon activité parce que je n’ai pas du tout l’impression de travailler. J’ai l’impression de m’amuser. Moi tous les jours je suis excité comme un gamin, tous les matins quand je me réveille. Au delà de ça et ça c’est important et je reviendrai là dessus de trouver ou de créer une activité ou d’aller dans une activité passion, quelque chose qui t’anime où tu mets à contribution ton excellence pour les autres et pour le bien commun. C’est un des outils qui me permet de tendre vers le bonheur, mais j’y reviendrai peut être. Si tu veux, moi, je le vis bien. Pourquoi ? Parce que j’ai déjà mis en place toute une série d’outils dans mon quotidien qui me permet d’être bien dans ma tête et dans mon corps. Évidemment pour une grande partie de la population ce n’est pas forcément le cas. Donc du coup ils se retrouvent un peu confrontés du jour au lendemain à être seule chez eux. Confrontés à la solitude pour ceux qui sont seuls, confrontés à gérer ses enfants et devenir un enseignant pour ceux qui ont des enfants, etc. Donc on n’a pas été forcément prêts à tout ça. Et comme moi, je suis en cheminement depuis de nombreuses années, j’ai mis en place des outils dans mon quotidien mais depuis ma tendre enfance. Forcément, c’est peut être beaucoup plus simple pour des gens comme moi qui ont déjà une pratique du quotidien, qui ont déjà créé des outils pour être bien dans son corps et dans de tête et forcément, pour une grosse partie de la population qui, du jour au lendemain, se retrouve enfermée, seuls pour certains, à devoir être prof et enseignant pour d’autres et à vivre de cet enfermement, ce n’est pas simple pour tout le monde. Donc, ce que je peux recommander à tout le monde, et je pense que ça a été fait pour beaucoup d’entre eux pendant cette période de confinement, c’est de trouver les bons outils qui vont être bons pour chacun. Je pense que déjà ça passe par le sport, donc le sport ça peut être de la marche à pied, de la natation, de la course à pied, du vélo, ce que vous voulez. Mais peu importe il faut trouver une activité physique qui nous permette de libérer l’autopsie. Je ne dis pas qu’il faut le faire trois fois par semaine, peu importe, mais il faut le faire de manière assez régulière. Il faut que ça s’ancre dans notre vie. C’est le premier point, le deuxième point n’est pas des moindres. On en parlait d’ailleurs hier puisque hier j’ai interviewé en live ma copine qui est naturopathe et qui est aussi hypnothérapeute et qui évidemment en tant que naturopathe accorde une grande importance à l’alimentation. Socrate le disait très bien : « que ton alimentation soit ton médicament », c’est hyper important à conscientiser. On doit vraiment faire attention chacun à ce qu’on mange. Et donc là, c’est à chacun de son côté d’être très attentif à ce qui est bon pour lui. Par exemple si les carottes vont être bonnes pour mon organisme, peut être que pour toi ça ne sera pas le cas. Si pour moi, manger du poisson, ça va être bon pour moi peut être que pour toi ça ne va pas être le cas. C’est à chacun de faire un travail très personnel, d’analyser quels sont les aliments qui font du bien et qui mettent vraiment en bonne santé. C’est un travail de tous les jours. Pour une personne qui est motivée, c’est 5 ans pour changer son alimentation ?

Barbara : Ah ouais. Je n’avais jamais entendu ce chiffre et ça refroidit un peu.

Julien : C’est 5 ans pour une personne très motivée parce que c’est compliqué. Il faut analyser ces sels. Quand je dis analyser c’est pas forcément les amener au laboratoire, mais ne serait-ce que d’être observateur. Voir quelle forme a nos sels, si elles sont bien moulées, est-ce que j’ai eu la diarrhée ou pas ? Et donc d’analyser ce que j’ai mangé la veille etc. Par exemple, dans les pays du Nord ils le font de manière traditionnelle et c’est ancré dans leur culture car en France pipi caca c’est un peu compliqué.

Barbara : Oui c’est un peu berk !

Julien : Mais l’alimentation c’est un point qui est déterminant. Donc faire vraiment très attention ça nécessite aussi d’aller chercher les produits et donc de cuisiner. Ne pas acheter de plats qui sont déjà prêts et qui sont blindés de sucre mais plutôt de cuisiner. Il ne faut pas se dire « alala ça me prend trop de temps à cuisiner ». Car c’est faux, totalement faux ça va vous prendre un quart d’heure/ 20 minutes et à priori vous allez passer du bon temps. Donc ça, c’est vraiment deux points qui me semblent vraiment essentiels. Le troisième point, c’est votre sommeil. Le sommeil c’est un point aussi qui est déterminant pour chacun. Moi, par exemple, depuis 20 ans, j’ai plus de réveil le matin. Alors pourquoi je n’ai plus de réveil ? Parce qu’à l’époque j’ai analysé alors évidemment ca change mais maintenant j’ai besoin de moins d’heures de sommeil. Mais à l’époque, par exemple, j’avais besoin de huit heures de sommeil. Et donc, comme j’avais besoin de huit heures de sommeil, peu importe l’heure à laquelle j’allais me coucher de toute façon mon corps allait se réveiller au bout de huit heures et on est tous logés à la même enseigne. L’idée, c’est d’analyser le nombre d’heures dont on a besoin et donc de faire en sorte de se coucher à une heure où si par exemple, le lendemain, on a besoin de se lever à 7h du matin et donc se coucher en fonction. Ca veut dire qu’on réinvente un peu notre vie. Je ne dis pas que c’est simple mais c’est une des voies. Donc moi, je le fais et ça fonctionne très bien. D’autant plus que des années après, je suis tombé sur une étude scientifique qui a montré que peu importe le réveil qu’on utilise le matin, si ça nous sort de notre éveil, ça stresse notre corps pour toute la journée et après c’est foutu.

Barbara : C’est vrai, on a tous fait cette expérience.

Julien : Très important d’analyser ça. Et j’entends les gens qui nous écoutent ou qui nous regardent, qui vont dire moi, moi c’est impossible. Moi, je suis quelqu’un de la nuit. Je dois me coucher à une heure du matin sinon je n’y arrive pas et c’est faux. Ce qui est le plus important, c’est d’accepter le fait que vous allez devoir réinventer votre vie. Parce que si vous êtes un homme ou une femme de la nuit OK, mais si vous dormez suffisamment, c’est très bien. Mais si vous vous réveillez tous les matins et vous êtes mal et vous êtes fatigué toute la journée ce n’est pas bien. Donc ça veut dire qu’il faut vraiment réinventer votre vie. Donc ça, c’est le troisième point qui me paraît vraiment essentiel. Un autre point qu’on a évoqué je pense qu’on peut recommander à tout le monde la méditation. Pratiquer la méditation cinq à dix minutes par jour on ne peut pas considérer que ça prenne beaucoup de temps. Il y en a beaucoup d’ailleurs, ça se trouve qui méditent sans le savoir. Alors, je vous donne des exemples. Par exemple, à la maison, c’est beaucoup ma femme qui cuisine parce qu’elle cuisine divinement bien et j’adore ce qu’elle fait. Et moi, j’aime bien faire la vaisselle. Du coup, on n’a pas de lave vaisselle et je lave à la main. Et quand je lave la vaisselle très clairement moi je suis en méditation. Il faut me laisser tranquille avec ma vaisselle.

Barbara : C’est la méditation de la vaisselle.

Julien : Quand je vais faire du vélo par exemple, parce que je suis un addict du vélo, je suis en méditation parce que je suis concentré sur ma respiration, sur mon corps, sur l’air qui rentre dans mes narines, sur l’environnement qu’il y a autour de moi parce que je suis concentré sur une tâche. Et la méditation c’est un peu ça en fait, c’est d’être concentré à un moment donné sur quelque chose. Ça peut être en marche aussi, j’aime bien marcher et quand je fais de la marche, je me sens en méditation parce que je me sens connecté avec mon corps. J’aime bien la plongée sous marine. Je trouve que c’est un exercice qui est génial aussi quand on est sous l’eau. Déjà on est dans un autre monde et en même temps on est ultra connecté à notre corps parce qu’on est obligé de ralentir tout mouvement. On est obligé de ralentir aussi notre respiration. Et ça, c’est un excellent moyen pour être en pleine méditation, en pleine conscience. Parfois sans le savoir, on est en méditation. Dans l’idéal, je recommande aux gens de s’entourer de gens positifs parce qu’on a tous des gens qui sont énergivores autour de nous et on ne s’en rend pas compte tout le temps. Mais il suffit parfois d’avoir un déclic peut être que ça sera grâce à cette vidéo qu’on va s’en rendre compte. C’est souvent des gens qui nous appellent pour nous raconter leurs malheurs ou parce que ça ne va pas ou que tout va mal etc. En tout cas ils ont une vision de la vie qui est assez noire. Globalement, c’est ce qu’on appelle pas les gens optimistes. C’est assez triste à dire mais parfois ça va être notre famille. Parfois, ça va être même notre mari ou notre femme. Parfois c’est avec notre mère ou notre père. Je ne dis pas qu’il faut les rayer de notre liste, surtout pas. Mais il faut essayer de se préserver de ces personnes là. On est tous sur des cheminements qui sont différents et donc il faut laisser espérer que si vous vous êtes sur un cheminement où vous allez vous occuper de vous et vous allez faire en sorte de rester bien dans votre peau et bien dans votre tête, forcément il va y avoir un décalage qui se créer avec d’autres personnes et parfois des gens autour de nous. C’est bien de s’en séparer parce que on a plutôt besoin d’avoir des gens qui nous nivellent vers le haut plutôt que des personnes qui nous nivellent vers le bas. Et logiquement si vous êtes sur cette voie là, c’est ce qui va se passer. Indéniablement il y a des écarts qui vont se creuser avec les personnes qui vous entourent et c’est normal, tout à fait normal. Il faut laisser chacun faire son choix et son cheminement et c’est vraiment un bon conseil.

Barbara : C’est intéressant ce que tu dis. Je rebondis dessus parce que j’ai interviewé la semaine dernière Catherine Testa du site l’Optimiste.com et elle me disait exactement la même chose, à savoir que les personnes négatives il faut mettre une petite distance avec eux, même si ce sont des proches et surtout si ce sont des proches. Mais ce qu’elle me disait aussi et ça rejoint complètement ce que tu dis, c’est que plus tu t’entoures de personnes positives plus tu vas attirer des personnes positives dans ta vie. Tu rentres dans un cercle vertueux.

Julien : Mais c’est complètement ça. Et tu sais, ça va même bien plus loin et je vais raccrocher avec ce que je disais au tout début, c’est que à partir du moment où tu commences à prendre soin de toi, de ta machine biologique, de ton esprit, etc. De manière totalement logique si on peut parler un peu d’énergie, tu vas dégager des énergies positives. Indéniablement, tu vas attirer aussi des personnes autour de toi qui vont rayonner un peu sur cette même énergie. C’est un peu comme un transistor et c’est comme si on le connaissait entre deux modes vibratoires. C’est sur ce cheminement de développement personnel et prendre soin de soi de son corps avec sa tête, que à un moment donné il y a tout un tas de questions qui viennent assez naturellement. Une des questions qui peut arriver assez vite c’est : « Quelle est ma place dans cette société ? », « Qu’est ce que j’ai apporté au monde ? » Donc du coup, on peut faire le parallèle si on est salarié dans une boîte « Est-ce que je donne sens à ce que je fais ? Est-ce qu’il y a vraiment du sens dans mon activité professionnelle ? » De ce que j’en ai vu et conclu, j’ai l’impression que 70 % de la population fait un job juste alimentaire. Du coup, c’est sûrement pour gagner sa vie et on devrait se poser cette question. Je pense qu’on est tous habités par excellence. On est tous très bon dans quelque chose, voire dans plusieurs choses. L’idée, c’est d’essayer de mettre à contribution ses excellences pour les autres, pour le bien commun, pour la société, pour une communauté, pour une région, un département, un pays… Et quand on est dans ce cheminement on va forcément avoir envie de faire ça. Soit on a envie de créer une activité qui donne sens, soit on a envie de rentrer dans une entreprise qui donne du sens, qui apporte quelque chose de positif ou une plus value pour notre société, pour notre planète. Pour moi, c’est important parce que il faut quand même se rappeler qu’on est 8h par jour au minimum dans une entreprise. C’est à dire qu’on est plus souvent dans le monde de l’entreprise qu’avec notre femme, notre maris, nos enfants, nos amis. Donc, autant avoir une activité dans laquelle on s’éclate, dans laquelle on apporte quelque chose de positif, dans laquelle on apporte vraiment la pleine puissance de ce qu’on est pour les autres et pour le bien commun. Et ça je pense que c’est peut être le cinquième ou le sixième paramètre qui est vraiment important. C’est de se poser cette question « À l’heure d’aujourd’hui, quand je me réveille le matin, qu’est ce que j’ai envie de donner au monde ? Et comme je le disais, je n’ai pas l’impression de travailler. Si tu savais comme je suis excité le matin, quand je me lève. Je suis obligé de me forcer à ne pas prendre mon téléphone pour ne pas regarder mes mails le matin.

Barbara : Je te rejoins totalement.

Julien : C’est un paramètre qui a été précisé par les scientifiques pour tendre vers le bonheur puisqu’il y a plein de paramètres et un des paramètres parmi pleins, c’est justement de sentir utile à la société. Il faut sentir que nous on participe à quelque chose de bon pour les autres. Ça, c’est un des ingrédients qui nous permet de tendre vers le bonheur. Et c’est valable pour tous les êtres humains sur notre planète

Barbara : Il y a cette fameuse citation qui dit « Fais un travail que tu aimes, fais une activité que tu aimes et tu n’auras pas à travailler un seul jour de ta vie ». Je te rejoins complètement sur le côté je suis excité le matin en me levant, moi c’est pareil. Je me lève et je bouillonne d’idées et j’ai envie de faire ce que je fais. Sinon je ne serais pas là, je ne serais pas à la bonne place comme toi. Et c’est chouette d’être de plus en plus nombreux même si on représente peut être pas la majorité encore, mais on est un peu des avant-gardistes, des pionniers dans ce domaine. D’être de plus en plus nombreux à montrer la voie et à dire aux gens « Mais vous pouvez faire autre chose que juste un boulot abrutissant » même si, bien sûr, il faut payer les factures. Moi aussi je dois payer mes factures et je fais des activités complémentaires, annexes pour pouvoir faire d’autres choses qui me plaisent mieux. Globalement, c’est la loi des 20 %/ 80 %. C’est à dire que 80 % de mon activité professionnelle me plait, m’inspire, me fait rêver, me fait jubiler, je kiffe quoi, comme dirait l’autre. Et puis, il y a 20 % de plein de trucs qu’on aime moins avec des contraintes et des obligations. Mais ça, c’est la vie et c’est bien plus grave que ça.

Julien : Tu sais avec la sortie des films, « C’est quoi le bonheur pour vous ? » et « l’École de la vie. » Je vais dans beaucoup de salles de cinéma depuis 3 ans donc j’ai rencontré des milliers et des milliers de personnes et je rappelle à chaque fois une chose. Je rappelle que je me considère comme un citoyen lambda parce qu’il y en a d’autres qui, parce que ça fait de nombreuses années maintenant que je développe une activité. Et beaucoup me remercient pour tout ce que je fais et me disent « C’est génial ce que tu fais mais moi je ne pourrai jamais faire ça ». Et moi, je le rappelle à chaque fois que je suis parti d’une chambre de bonne de 10 mètres carrés au sixième étage sans ascenseur à Paris. Je suis dyslexique, dysorthographie, je n’avais pas d’argent et j’ai créé mon entreprise dans le monde du tourisme à l’époque, alors que je n’avais pas de diplôme. Pourquoi j’ai fait ça ? Parce qu’évidemment, à un moment donné, j’ai cru en moi. Donc ça, c’est un point qui est déterminant, c’est la confiance et la confiance qu’on se prête. Je sais que ce n’est pas évident pour tout le monde, peu importe l’âge, de retrouver cette confiance qu’on peut avoir en soi. Moi, si ça peut aider des gens à l’époque, j’ai retrouvé cette confiance dans les arts martiaux. J’ai fait 14 ans de Kung Fu et j’étais champion de France en 1999. C’est là, au moment où j’ai pris confiance en moi et j’ai appris plein de choses. Ça a été une école de la vie. Mais je reviens sur ce que je te disais, c’est que quand j’étais gamin, quand j’allais au cinéma, pour moi le monde du cinéma c’était réservé au monde du cinéma. Ça ne m’a jamais traversé l’esprit de me dire je vais réaliser un film. Et puis le jour où je sors ce film et qu’il commence à cartonner, je ne sais pas pourquoi parce que ce film est sorti de nulle part. On était là avec Laurent Queralt à monter ce film et après, on s’est dit tiens on va communiquer et ça sera un outil en plus sur les outils qu’on transmet. Je ne pensais pas que ça allait avoir autant de succès. Donc moi, je suis là pour dire que tout est possible. Tu vois que tu peux partir de rien. Parce qu’il y a des gens qui se disent « Ce n’est pas possible pour moi, je ne peux pas le faire, j’ai 50 ans, il faut que je me déconditionne de plein de choses, je n’ai pas l’énergie, je n’ai pas le temps, je suis fatigué, etc. » Non, c’est faux. C’est que des fausses excuses, qu’on se donne. Si il y a une chose qui est la plus importante dans tout ce que je dis depuis le début, c’est de conscientiser qu’on a une responsabilité citoyenne, de s’occuper de soi, de s’occuper des autres. C’est vraiment une responsabilité de partir du principe que si je m’occupe de moi, forcément, je vais bien avec les autres et je vais pouvoir aider les autres. C’est le principe de l’avion. Si un jour il y a un crash d’avion, il vaut mieux que toi tu prennes d’abord le masque avant d’aider ton enfant ou ta femme. C’est exactement le même principe. Et ça, c’est pour moi une responsabilité citoyenne de conscientiser ça. Et c’est pour ça que si on accompagne les enfants le plus tôt possible dans cette quête comme dans ce cheminement, je pense qu’en une génération, on change tout.

Barbara : C’est magnifique, c’est un très très beau message d’espoir. Je ne peux qu’y souscrire, tu rejoins complètement ma philosophie et ce n’est pas pour rien qu’on s’est trouvés pour cette interview. Donc, je rappelle que le film « C’est quoi le bonheur pour vous ? » est encore disponible gratuitement pour l’instant sur la chaîne You Tube. Je mettrai toute façon toutes les infos en fin de vidéo. Tu ne sais pas encore combien de temps il sera disponible et donc de toute façon il faut en profiter maintenant, c’est le bon moment pour le voir. Il n’y a pas de meilleur moment pour voir ce film parce que vraiment c’est gonflé d’optimisme. C’est gonflé de bonnes choses, de bonnes intentions. Et c’est vrai que les messages dont tu parles, c’est vraiment des messages de sagesse qu’on retrouve d’ailleurs chez les philosophes de l’Antiquité. On tourne en boucle parce que deux mille ans après, on ne fait que répéter ce qui a déjà été dit. On le répète avec des mots modernes, avec des outils modernes, dans des contextes modernes, mais c’est les mêmes pensées. Hippocrate disait que « Que ton aliment soit ton premier médicament », etc. C’est juste pour citer celle ci. Il y en a plein d’autres qui sont données dans le film. Donc regarder ce film maintenant, c’est le moment de le voir. Et puis, qu’est ce qu’on peut faire pour t’encourager, mettre des like, partager. Voilà, c’est ce que tu veux.

Julien : C’est exactement l’idée. On en a parlé en amont et je me suis fixé un objectif d’un million de vues sur la chaine You Tube avant le 10 mai. Donc je ne sais pas quand est-ce que tu va publier cette vidéo mais bon, imaginons que ce soit avant le 10 mai. Si on dépasse le million de vues, j’ai pris la décision de laisser gratuitement à vie. Donc on est en train de mettre un peu d’énergie et on est train de le partager encore plus.

Barbara : Avec plaisir. Je te remercie, Julien, pour cette superbe interview. Et puis, je te souhaite encore une bonne fin de confinement et un très joyeux déconfinement. Merci de tout cœur pour le temps que tu as pu m’accorder. Je te dis à très bientôt sur ce beau chemin.

Julien : Merci à toi.

Barbara Reibel

Coach Happiness, Auteure et Blogueuse

Fondatrice de The Happiness Factory

 

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